Marque employeur forte : faut-il être clivant pour attirer les bons talents ?

Une marque employeur forte est une identité assumée, claire et cohérente, qui attire certains profils et en repousse d’autres.

Elle ne cherche pas l’unanimité.

Elle cherche l’alignement.

Beaucoup d’entreprises veulent une marque employeur attractive. En réalité, elles veulent une marque employeur consensuelle.

Elles veulent plaire à tous les profils, dans tous les métiers, à tous les âges. Résultat : des promesses lisses, des valeurs interchangeables, des discours qui se ressemblent.

“Esprit d’équipe.”
“Bienveillance.”
“Excellence.”
“Dynamisme.”

Ces mots sont devenus neutres.

Or une marque neutre ne recrute pas mieux. Elle rassure, au mieux.

Une marque forte assume ses aspérités. Elle dit clairement :

  • Le rythme est exigeant.

  • L’autonomie est élevée.

  • La responsabilité est forte.

  • L’environnement est structuré.

  • La hiérarchie est courte.

Elle ne vend pas un confort universel. Elle décrit une réalité.

Comme le résume Claire Baruffi :

« Une marque employeur efficace ne cherche pas à séduire tout le marché. Elle cherche à attirer les profils qui réussiront chez elle. »

L’erreur de la neutralité

La neutralité affaiblit la différenciation.

Dans un marché saturé de contenus RH, l’absence de positionnement devient un handicap.

Les candidats expérimentés recherchent :

  • Une culture identifiable

  • Un management clair

  • Un niveau d’exigence assumé

  • Une vision précise

Un discours trop large dilue la crédibilité.

Attirer, c’est aussi filtrer

Une marque employeur clivante fait deux choses :

  1. Elle attire les profils alignés.

  2. Elle décourage ceux qui ne le sont pas.

Et c’est une bonne chose.

Un recrutement réussi repose davantage sur la compatibilité que sur la séduction.

Vouloir plaire à tout le monde crée des déceptions.

Assumer sa culture réduit les erreurs de casting.

Les organisations qui l’ont compris

Certaines entreprises assument :

  • Un rythme intense

  • Une forte culture de performance

  • Une autonomie élevée

  • Une forte responsabilité individuelle

D’autres valorisent :

  • La stabilité

  • Le cadre

  • La coopération

  • La sécurité

Les deux modèles peuvent fonctionner.

Ce qui échoue, c’est le flou.

Les entreprises qui maitrisent l’art du message marque employeur non consensuel : Burger King, L’armée de Terre ou encore Netflix.

Le lien avec la performance

Les études sur l’engagement montrent que la clarté culturelle renforce :

  • L’engagement

  • La rétention

  • La performance collective

La marque employeur n’est pas un vernis.

Elle structure les attentes.

Une promesse claire crée moins de décalage.

Ce que cela implique pour les DRH

Assumer une marque clivante suppose :

  • D’aligner communication et réalité

  • De travailler le management

  • D’accepter de ne pas séduire tous les candidats

  • De résister à la tentation du consensus

C’est un choix stratégique.

Pas un exercice créatif.

FAQ

Une marque employeur clivante fait-elle fuir des candidats ?
Oui. Et c’est souvent positif.

Faut-il assumer les points exigeants ?
Oui, à condition qu’ils soient réels et assumés en interne.

Peut-on être attractif sans être consensuel ?
Oui. L’alignement est plus puissant que la séduction.

Une marque employeur forte ne cherche pas à rassurer tout le monde.

Elle cherche à être cohérente.

Si vous souhaitez clarifier votre positionnement et assumer une promesse réellement différenciante, Megabar vous accompagne.

👉 Parlons de votre culture.

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